BattleBlock Theater

Après les succès fulgurants de Castle Crashers et Alien Hominid, l’équipe de The Behemoth avait du pain sur la planche pour leur prochain opus. Après qu’un voyage de l’amitié en bateau tourne au drame, vous vous échouez sur une île mystérieuse où vous serez forcés de divertir des chats pour survivre…un petit “feeling” du film Running Man quelqu’un ?

BattleBlock Theater est un jeu de plateforme qui nous rappelle la gloire d’antan. Comme les autres jeux du développeur, l’humour est mise en avant-plan. Que ce soit visuel ou dans la narration, tout semble être là pour vous tirer de bons fous rires. Il y a un bon mixte entre l’humour “pipi-caca” et les gags un peu plus songés. Le narrateur aime vous pointer des absurdités et est souvent “over-the-top”, surtout dans l’intro du jeu.

Comme veut la tradition, des mondes doivent être traversés, chacun comprenant plusieurs niveaux et un “boss fight”. Chaque monde a un peu son thème et sa dynamique, où différents types d’obstacles vont faire leur apparition comme des lasers, des blocs qui disparaissent ou même des pierres explosives. Pour débloquer la sortie au tableau, il vous faut trouver 3 cristaux verts (sur une possibilité d’environ 6 ou 7 par tableau) et l’atteindre sans mourir. En plus de cela, ceux-ci servent à acheter des morceaux pour personnaliser votre avatar. Un nombre inimaginable de têtes de toutes formes sont disponibles dans les machines à sous. Ou plutôt, le jeu vous permet de “sauver des prisonniers” à travers la machine distributrice.

Par contre, ce qu’on qualifie de “boss-fight” est un peu erroné : dans le cas présent, vous devez simplement traverser un niveau dans un temps donné. Pas de boss, pas de bataille…désolée. Moi aussi j’étais pas mal déçue.

L’aspect plateforme du jeu est ce qui rend BattleBlock Theater plaisant à jouer à plusieurs, surtout si vous êtes un peu de type rétro (ou que vous avez grandi avec ce type de jeu étant enfant). En ayant chacun sa dynamique, passer d’un monde à un autre est comme une aventure. Et il y a beaucoup de variétés entre chacun, n’ayant pas deux fois de suite la même recette. En plus d’éviter les ennemis et les obstacles, certains petits puzzles vont devoir être résolus pour atteindre certaines parties du niveau. Malheureusement, ceux-ci s’avèrent simplement à du typique mouvement-de-blocs-sur-des-boutons-pour-activer-une-passerelle-et-passer-de-l’autre-bord. Pas un gros défi pour le mental disons-le.

Comme tout bon jeu qui requiert une prouesse physique, les contrôles sont simples et faciles à retenir : bouger, sauter, double-saut et utiliser des objets. Le chaos arrive rapidement lorsque tous les éléments s’enchaînent un à un pour vous faire mourir. C’est définitivement le genre de jeu que vous ne trouverez pas généralement difficile mais vous allez souvent mourir et ce, souvent pour des niaiseries. Ce n’est pas parce que le jeu est mal fait, loin de là, c’est plutôt à cause du nombre impressionnants de choses à accomplir en même temps. Ou c’est la faute de vos coéquipiers. Définitivement la faute de vos coéquipiers. Même si on vous encourage à la coopération, la tentation est bien trop grande. Oups !

Les mouvements sont rapidement assimilables mais le combat lui ne l’est pas autant. On peut donner des coups de poing ou de pied mais à moins de s’en servir pour pousser votre coéquipier sur un laser mortel, les ennemis eux s’en sacrent un peu. L’alternative serait d’user des items déblocables au marché noir de la prison où vous êtes détenus, en les échangeant contre des balles de laine trouvées. Chaque objet que vous débloquez fonctionne différemment : ça peut être un simple avion en papier, une mine ou même un ventilateur portatif, il faut bien les essayer avant de trouver celui de votre convenance. Heureusement que votre survie peut se résoudre à simplement bien se rendre à la sortie et non à tuer des ennemis.

BattleBlock Theater c’est un bon gros jeu. Après avoir terminé une partie normalement (se situant autour de 6-7 heures), 3 tableaux bonus par monde s’offrent dorénavant à vous. Les complétionnistes comme moi aimeront l’idée de pouvoir retourner dans chaque niveau pour trouver cristaux et balles de laine manqués, ou même tenter sa chance à une médaille d’or pour la rapidité, tous des pré-requis pour obtenir la note tant convoitée de A++. Et si tout ça n’est pas encore assez pour vous, il existe le mode “Insane” qui vous permet de refaire le jeu au complet sans checkpoints. Ou créer vous-mêmes des niveaux avec l’éditeur tant qu’à y être !

Bonus ! En plus de pouvoir jouer coopérativement au mode campagne, il existe un mode multijoueur où vous pourrez vous battre dans différents modes du style “King of the Hill”, colorer les blocs du tableau de la couleur de votre équipe ou bonne vieille partie de basket. Par contre, il vous faudra avoir maitrisé les armes pour vous tailler une place, chose que je n’ai pas encore tout à fait réussie. Disons qu’il y a beaucoup de potentiel à la rejouabilité dans ce jeu.


 

  • Excellent jeu de plateforme qui offre du défi
  • Humour omniprésent toujours aussi décapant
  • Rejouabilité en masse avec beaucoup de trucs à collectionner
  • Excellente idée de sortir le mode multijoueur lors de vos soirées entre amis

 

  • Pas facile facile de se battre contre les ennemis :(
  • Modes multijoueurs limités

 


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Écrit par :

@halokitty008
14 July, 2014

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