Borderlands: The Pre-Sequel

J’ai honte du nombre d’heures que j’ai passé devant Borderlands 2. Pourtant, j’ai souvent sauté sur l’occasion recommencer une nouvelle partie et me replonger dans cet univers apocalyptique à l’humour noir. Vous devinerez que j’avais pré commandé ma copie de Borderlands: The Pre-Sequel dès que j’ai pu. Est-ce que la dure attente à valu le coup ? Absolument…mais teintée d’une toute petite déception. Toute petite…

Comme son titre l’indique, The Pre-Sequel se passe avant le 2e jeu mais raconté au moment présent. La station spatiale d’Hyperion est attaquée par La Légion Perdue commandée par la colonel Zarpeddon. Jack, le scientifique en place, fait appel à des mercenaires pour l’aider à repousser la menace et du même coup, reprendre contrôle de la station et de ses nombreux outils secrets, et autres scénarios personnels.

C’est tout à fait normal que les noms des mercenaires vous disent quelque chose. À l’instar d’un seul, vous les avez tous croisés à un certain moment dans la série : Wilhelm en format pré-cyborg, Nisha la gunslinger qui va devenir shérif de Lynchwood, Athena la gladiatrice au bouclier à-la-Capitaine-América et le robot préféré de tous, Claptrap !

Les personnages prennent désormais plus d’espace dans le paysage maintenant qu’ils ont des choses à dire pendant les quêtes.  Ces derniers interagissent avec les NPC et le monde, à la place d’être des personnages silencieux qui ne font que répondre une liste de phrases préétablies lors de combats. Ça peut paraître petit comme détail mais ça fait tout un changement de dynamique.

L’action se passe sur Elpis, la lune de Pandora. Bien des choses la différencient de cette dernière mais ce qui affecte dramatiquement le gameplay c’est le manque de gravité et d’oxygène. Grâce à cet aspect, on a droit à un kit à oxygène qui sert en bonus de jetpack. Résultat: double-sauts et BUTTSLAM!

Le manque d’oxygène est une jauge additionnelle à gérer puisque votre bonbonne se vide lorsque vous êtes en surface et lorsque vous vous servez de votre jetpack. C’est plutôt rare d’en manquer, surtout une fois rendu une heure ou deux dans l’histoire, puisque les ennemis laissent derrière eux des tonnes et des tonnes d’O2. Avoir des OzKit plus performant aide aussi. En fait, c’est vraiment la combinaison surface + jetpack + beaucoup de buttslam qui fait mal à votre jauge. Assurez-vous simplement de garder le tout à œil comme vos autres indicateurs de vie et d’armure et tout ira bien. Il existe pleins d’endroits où c’est possible de créer des zones tampons oxygénées pour faire le plein. D’ailleurs, les OzKits remplacent la relique des jeux précédents.

Bon, c’est bien tout ça, mais il doit avoir des mauvais points, non ? Effectivement, j’ai rencontrés quelques désagréments qui ont réitéré mon amour particulier envers le 2 plutôt que Pre-Sequel. Est-ce le changement d’équipe de développement qui est en cause ? Je ne pourrais dire, mais notez bien que ce n’est pas des mauvais points, et que peut-être j’essaie trop de le comparer à son prédécesseur.

La conception des maps cette fois-ci semble beaucoup moi intuitive ou même organique, je dirais. Puisque dans ce type de jeu, c’est normal de se promener d’une zone à l’autre et d’y revenir à plusieurs occasions, les environnements d’Elpis se ressemblent toutes beaucoup trop. Une surface lunaire, c’est pareil partout mais quand on passe environ 6-7 zones à la surface frigide, à une station spatiale aux pièces toutes semblables, c’est moins amusant d’explorer. En plus que celles-ci comportent énormément de trous, d’élévations bizarres et des sections mal indiquées, c’est épuisant de s’y promener. Autre nuisance pour moi fut de découvrir que certains chemins n’apparaissent pas du tout sur la mini-map et qui sont pourtant importants. Tourner en rond pendant de longues minutes pour trouver le chemin de sortie, en se battant contre des hordes d’ennemis, pour se rendre compte que le chemin n’était que mal indiqué et invisible sur la map, c’est franchement poche et frustrant. Moi qui avais pris l’habitude de m’orienter avec la mini-map, ça sonne la trahison :)

Les nouveaux véhicules lunaires sont mignons et pratiques lorsque l’on doit planer au dessus de longues crevasses mais ne changent pas vraiment la dynamique de conduite. En construire une nouvelle à partir de celle de ses coéquipiers, ça c’est plaisant en crime.

Une belle nouveauté c’est le Grinder, une machine qui permet de combiner 3 armes de même qualité (la couleur de rareté) et d’en créer une autre au hasard. Pour de meilleurs résultats, des armes de meilleures qualités sont requises mais pour une plus grande chance de tomber sur une arme géniale.

Si vous vous attendiez à quelque chose de révolutionnaire et frais, vous risquez d’être déçus. BL: The Pre-Sequel suit presque à la lettre la bonne vieille formule de la série. Bonne chose quoi qu’il en soit pour les fans de la série (et pour les nouveaux venus, qu’est-ce que vous attendez pour vous y mouiller). Il reste quand même quelques petits points que je préférais dans le jeu précédent. Mais bon, j’ai eu un bon plaisir fou à vivre l’avènement de Handsome Jack et de son empire Hyperion. Et c’est ce qui compte au final, non ? Avoir du plaisir à jouer :)


 

  • univers toujours aussi plaisant à jouer
  • beaucoup de loot !
  • l’anti-gravité change beaucoup notre façon de jouer

 

  • les maps sont bizarrement conçues
  • peu de différences entre les zones d’Elpis

 



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Écrit par :

@halokitty008
12 November, 2014

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