Child of Light

Lorsqu’une équipe bien de chez nous, spécialisée dans les jeux de tirs de budget Triple-A décide de sortir de sa zone de confort, on obtient un jeu féerique, simple, dénué de tout gras mais au combien intéressant à jouer.

Child of Light met en vedette une petite princesse à la chevelure flamboyante nommée Aurora. Fille du duc d’Autriche, cette dernière se réveille transporté dans le monde féerique de Lémuria, où la lumière a été engouffrée par la noirceur. Pour retourner chez elle, Aurora doit retrouver la Lune, le Soleil et les Étoiles et retourner Lémuria à sa gloire d’antan. Elle ne sera pas seule dans son aventure puisqu’elle est rapidement accompagnée par une jolie boule de lumière Igniculus, qui vous sera d’une grande aide malgré sa petite taille.

Créé avec UbiArt, le même engin graphique que Rayman Legends, Child of Light se démarque rapidement avec son style peint-à-la-main. On dirait que les environnements ont été peints à l’aquarelle et les personnages dessinés aux crayons de bois. C’est tellement beau. Les graphiques renforcent d’autant plus la présentation de livres pour enfants, ce qui est aussi accentués par la présentation de l’histoire et les dialogues. Les personnages conversent en rimes courtes, un peu comme une contine. Il y a un personnage en particulier, une arlequin, qui ne réussit pas ses rimes et se fait constamment corriger. Il y a peu de cinématiques mais lorsqu’elles sont présentes, on les voit défiler en majestueux vitrail.

C’est un jeu de rôle comme on les connait depuis toujours, au tour-par-tour mais de manière active. On joue avec un party de 2 personnages en tout temps, mais dont les membres sont changeables en plein milieu de combat. Il y a une barre de temps en bas de l’action et dessus, il y a un petit avatar de chaque participant, indiquant l’ordre des tours. Selon la vitesse de chacun, l’avatar évolue plus rapidement jusqu’à ce qu’il se rende à la portion “Cast”, où vous choisissez l’action à performer parmi les biens connus du genre : Attaquer, Magie, Guérir, etc. Là où c’est différent, c’est le rôle de votre compagnon Igniculus qui peut interférer avec le combat : il peut retarder les actions des ennemis en les éblouissant ou aider à guérir un peu l’un de vos compagnons de combat. Faites attention par contre, sa jauge n’est pas illimitée. La bonne stratégie à utiliser est d’interférer avec les ennemis lorsqu’ils ont choisi une action, les retardant ainsi dans l’exécution et les attaquer avec vos attaquants; lorsque touché, l’action est interrompue est le personnage retourne au tout début de la barre d’action. Ceci vaut pour vous et vos ennemis alors bien important de porter une attention particulière à l’ordre des tours pour jouer des combats efficaces.

Fait bizarre pour un jeu de rôle : il n’y a pas d’équipements à collectionner ni à équiper. Chaque personnage conserve le même tout au long de la partie mais c’est plutôt l’ajout de pierres Occuli (des pierres précieuses) qui va changer les effets. Les Occuli confèrent des statistiques différentes qui vont augmenter, par exemple, les dommages de feu ou d’eau, ou même protéger mieux votre personnage contre certains éléments. Ces Occuli se trouvent cacher dans des coffres ou peuvent être créé à l’aide de d’autre pierres.

Igniculus sert aussi à ouvrir des coffres éloignés, éclairer des endroits sombres, vous aider à résoudre des casse-têtes et aussi à vous guérir (en touchant les fleurs illuminées).

Si les graphiques n’étaient pas assez pour nous instaurer un sentiment profond de mélancolie, la bande sonore composée par nulle autre que Béatrice Martin (alias Cœur de Pirate) nous garde la larme à l’œil. On ne pourrait pas avoir une meilleure combinaison, j’en revenais tout simplement pas que j’ai été sur iTunes me la procurer (je ne le regrette toujours pas d’ailleurs). Le jeu offre environ une douzaine d’heures de jeu, avec quelques side-quests et c’est possible de jouer avec votre clavier et souris ou avec un contrôleur.

Chose un peu dommage par contre, c’est qu’il faut avoir un compte Uplay pour jouer (même si vous l’avez acheté à partir de Steam). Et aussi côté re-jouabilité, il n’y a pas d’incitatif à y retourner. C’est un jeu de rôle tout simple mais avec une atmosphère féerique qui va vous enchanter tout au long de l’aventure. On ne va pas se le cacher, les jeux de rôle depuis quelques années sont bourrés à bloc de trucs et l’essence même est souvent cachée. Child of Light conserve tout ce qu’il y avait de plaisant dans les jeux d’antan mais avec une jolie couche de couleurs. Pour moi, c’était un excellent achat.


  • graphiques enchanteurs
  • musique mélancolique qui s’amalgame à merveille avec l’univers
  • mode de combat simple mais sans retirer l’aspect stratégie des jeux de rôle typiques

 

  • peu d’incitatif à compléter les side-quests ni les boss optionnels. C’est dommage vu qu’ils donnent un défi supplémentaire
  • le jeu est facile (un  peu trop même) lorsqu’on joue à la difficulté “normale”

 

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Écrit par :

@halokitty008
20 May, 2014

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