Sid Meiers’ Civilization V

La franchise Sid Meier’s Civilization date de 1991 et a marqué un point tournant dans le style de jeu stratégique. Depuis, la franchise n’a cessé de s’améliorer en ajoutant des éléments de l’histoire de l’humanité. Elle s’adapte aussi au niveau visuel et aux joueurs d’aujourd’hui. Il m’est facile de dire que Sid Meier’s Civilization V est le plus complet de tous les jeux stratégiques conçus à ce jour.

Comme dans son prédécesseur, il est possible de gagner de plusieurs façons. Par la conquête de l’espace, par la science, par l’écriture de 5 lois distinctes reliées à votre culture, par la destruction de vos ennemis ou pour avoir été élu diplomatiquement au Nations-Unies, chaque façon de gagner amène son lot de difficulté. Vous pouvez aussi gagner en accumulant des points et à la fin de la partie, celui qui en aura le plus gagnera. Au début de la partie vous avez le choix entre 18 civilisations différentes qui seront représentées par un des grands personnages de cette civilisation. Chaque personnage vient avec certains bonus lors de la partie. Il est donc préférable de choisir une civilisation qui ressemble au style de victoire que vous avez en tête.

J’ai joué à plusieurs jeux de stratégie mais je dois avouer que la série Sid Meier’s Civilization m’avait toujours laissé un froid par sa complexité et je crois que le point sur lequel nous pouvons voir la plus grand amélioration est l’accessibilité. Tout au long de la partie vous avez accès à des conseillers. Ces conseillers d’ordre économique, culturel, scientifique ou de guerre sont à votre disposition afin de vous guider quand vous vous égarez dans la partie. Le conseiller culturel peut vous suggérer de donner du bronze à une civilisation avec laquelle vous pourriez être en conflit, afin de baisser la tension et éviter la guerre, ou votre conseiller de guerre peut vous suggérer qu’une de vos villes est mieux positionnée que d’autres afin de construire votre armée, vous permettant ainsi d’envahir vos ennemis. Lors de la construction de bâtiment vous allez avoir un icône qui représente chacun de vos conseillers, ce qui facilite énormément le choix quand vous voulez adopter un style de jeu particulier. Le choix est le vôtre et c’est maintenant à vous de choisir de quelle façon vous allez gagner la partie. Vous allez pouvoir bénéficier de grands personnages comme par exemple Léonard de Vinci. Ces grands personnages vont vous donner certains bénéfices comme accéléré une recherche scientifique ou une construction. Petit point négatif : l’intelligence artificielle est très agressive lorsque les bordures de vos nations se touchent, ce qui vous forcera la main, et vous aller devoir vous défendre contre l’envahisseur. Ce qui n’était peut-être pas votre style de jeu lorsque vous avez commencé la partie.

Si vous avez la chance de vous procurer l’expansion Gods and Kings, je vous le suggère vivement. Vous allez avoir accès à deux additions, qui sont à mon avis, incontournables : la religion et l’espionnage. La religion est la facette de l’humanité qui est la plus marquante et dans Sid Meier’s Civilization elle y ajoute un élément qui peut être ignoré ou mis à votre avantage. Lorsque vous choisissez votre religion (vous pouvez prendre une existante ou en crée une), vous choisissez son bénéfice, comme par exemple, dans chaque ville qui contient un temple, vous pouvez recevrez un nombre X d’argent par habitant. Si vous avez 12 villes, cela peut être un élément qui fait pencher la balance en votre faveur. Avec l’espionnage vous aller pouvoir voler des technologies à d’autres civilisations, si vous être en retard scientifiquement, ou vous protéger de celles qui sont peu avancées à l’aide du contre-espionnage. Vous allez aussi avoir la chance de faire des coups d’état et enlever l’influence d’une civilisation qui pèse sur une ville voisine, afin que celle-ci soit votre alliée, vous donnant de précieux bénéfices. Les combats entre armées ne sont plus basés sur la défense. Elles sont plutôt basées sur la force, ce qui facilite beaucoup le calcul. De plus avant de choisir votre cible, le jeu vous montre le résultat du possible combat. Les unités ont aussi la chance de monter de niveaux et si votre cavalerie traverse les âges, vous aller pouvoir les ajuster pour quelques pièces d’or à l’époque à laquelle votre civilisation est. La diplomatie entre civilisation a été réduite, comparativement aux jeux précédents. Tout en restant présente et importante au jeu, elle semble limitée. Avant chaque fin de tours, on vous indique quel(s) unité(s) n’ont pas reçu d’ordre, ce qui facilite énormément la gestion.

Sid Meier’s Civilization V est extrêmement bien faite visuellement. Toutes les cases ont leurs textures distinctives et leurs reliefs. On peut voir les détails dans chaque ville, dépendamment des constructions qu’elles contiennent. Les menus de science, de culture et autre sont très accessibles et claires. Les créateurs du jeu ont mis une emphase pour que celui-ci ne semble pas débordé par sa complexité. Tout est visuellement agréable, facile à comprendre et accessible. Les armées y sont très bien représentées; du barbare au soldat de la Deuxième Guerre mondiale, en passant par le géant robot de la mort, les unités sont tous différentes et bien détaillées. Le seul hic est de voir un cavalier avec une lance qui arrive à détruire un hélicoptère, c’est bête mais ça reste assez marrant. Une des nouveautés sont les cases hexagonales au lieu de carrées. Cela sonne bête comme changement mais ça adoucie les limites de chaque territoire; avez-vous déjà vu un pays 16 x 18 vous ? Tous les personnages des civilisations sont représentés par un personnage célèbre avec son monde derrière lui. Ils sont bien faits et ajoutent une touche unique à chacune des civilisations. J’ai personnellement aimé négocier l’uranium avec les aztèques et je déteste la face ronde du chef du siam, Ramkhamhaeng… fatiguant !

Le multiplayer est très semblable à une partie jouée seul. Vous allez avoir la chance de sauvegarder la partie en tout temps. Si vous jouez à plusieurs et que quelqu’un quitte, un vote de groupe sera demandé pour sauvegarder et quitter, attendre son retour ou juste de se débarrasser du joueur manquant. Une partie de Sid Meier’s Civilization V est longue et il est facile d’oublier l’heure tellement on en créé une dépendance. Il faut avoir une certaine patience car c’est du tour par tour, mais il est toujours plaisant de tenter de gagner la partie de façons différentes, et plus vous avez de l’expérience, plus il est intéressant de monter le niveau de difficulté afin de se donner de nouveaux défis.

Il y a bien peu de choses que l’on peut reprocher à ce jeu. L’accessibilité et la qualité visuelle a donné une fraîcheur à cette franchise qui en avait pas tant besoin. N’ayez plus peur de la complexité et laissez-vous porter, c’est un réel plaisir.


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Écrit par :

@WeistBauer
28 February, 2013

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