DMC Devil May Cry

Capcom a décidé de donner à Devil May Cry une cure de jouvence en offrant le développement du dernier opus à Ninja Theory. Les premières images du nouveau Dante en a déçu plus d’un (et moi y compris), en 2010. Le concept étant toujours le même, mais peaufiné et amélioré depuis les trois dernières années, ces britanniques ont su tenir à leur concept et nous offrent aujourd’hui un jeu qui est rafraichissant mais tout de même fidèle à lui-même. Comment est-ce possible qu’un jeu typiquement japonais reste fidèle s’il est développé par des développeurs occidentaux ? Eh bien oui, c’est possible et DMC Devil May Cry en est la preuve.

On a pressé sur le bouton reset et réinventé l’histoire de Dante. Non plus un demi-homme-demi-démon, on l’appelle plutôt Nephilim (né d’un père démon et d’une mère angélique), Dante est bien heureux de vivre sa vie sans lendemain et sans conséquences jusqu’au jour où le démon-suprême, Mundus, le retrouve et veux le tuer. Un mystérieux terroriste, nommé Vergil, nous convainc de se joindre à sa cause et donner un 4% à Mundus. Classique et cliché à la fois ? C’est vrai, mais le tout est apporté d’une manière plutôt intéressante et on s’attache rapidement aux personnages. Chose pas facile lorsque son personnage principal dit « F*** You » à la planète entière.

Côté gameplay, on reconnait facilement la recette des anciens Devil May Cry. On coupe, on slash, on tire tout sur notre passage et le tout le plus stylistiquement que possible. Plus vous êtes créatifs en variant vos coups et vos armes, plus haut sera votre score. Mais pas si facile d’atteindre le fameux rang SSS ! Les contrôles ont été revus et maintenant Dante possède « deux » types d’attaques différentes (si on ajoute à ça nos fameux pistolet Ebony et Ivory, on monte à trois) ; les lourdes attaques démoniaques qui sont puissantes mais lentes et les attaques angéliques qui sont rapides mais qui ont moins de puissance. Tout au long du jeu, on vous demandera de bien alterner les deux modes d’attaques à l’aide de combo. Certaines sections du jeu resteront bloquées si vous n’utilisez pas le bon mode d’attaque. Un peu comme Heavenly Sword avant lui, DMC vous permet d’alterner entre les deux modes grâce à vos trigger L et R. Par défaut, vous attaquez normalement et pour aller à un mode vous devez garder enfoncé le trigger associé. Cela vous permet de « flower » d’un à l’autre super facilement ce qui rend l’entrée de combo plus satisfaisante, à mon avis; ce n’est jamais agréable quand les contrôles sont laborieux. Cela fait partie des torts que certains fans ont pu trouver à cette nouvelle itération du jeu : effectuer des combos est plus facile qu’il ne l’était auparavant (pour moi c’est un plus !).

Les mondes sont divers et super flyés. Le limbo est mélangé au nôtre et joue un rôle important dans notre vie de tous les jours sans que nous sommes tout à fait conscients. L’histoire est rafraichissante malgré le petit ton politico-réprobateur mais il est difficile de ne pas avoir du plaisir à naviguer une usine qui fabrique du « Virility » (boisson énergétique-style) et se rendre compte que l’ingrédient principal de la boisson sucrée est fabriqué par une succube géante tout à fait dégueulasse (hey ça me rappelle le Slurm ça !). Il faut noter qu’il y a de la vulgarité dans les dialogues mais selon moi, ce n’est rien pour faire grincer des dents. Honnêtement, j’ai vu 20 fois plus de dialogues vulgaires dans Grand Theft Auto et même Borderlands 2 (que j’adore sois-dit-en-passant). J’ai joué sur Playstation 3 et dois avouer avoir eu quelques moments où les textures sont apparues en retard et quelques lags durant les cinématiques. On me dit que c’est bien mieux sur X360 mais je n’ai pas vérifié par moi-même, étant trop occupée à adorer jouer. Le menu est très typique Devil May Cry et la voix iconique de Capcom est présente.

Pour le moment, il n’y a pas de contenu supplémentaire downloadable pour rejouer par la suite mais si on prend mon expérience en exemple, dès la fin du jeu, j’avais très envie de recommencer une nouvelle partie avec une difficulté supérieure. On nous promet un chapitre supplémentaire sur l’histoire de Vergil, bientôt. En tout, ma première partie aura duré environ 13 heures, à difficulté Normale. Le jeu vous offre 19 missions variées. C’est rare qu’on prenne la peine d’en parler mais la bande sonore du jeu est excellente ; la collaboration dubstep/électro/métal entre Combichrist et Noisia donne une bande sonore énergique, entrainante et iconique de la série.

Pour moi, DMC Devil May Cry est ce que j’ai toujours voulu d’un Devil May Cry à l’origine : une excellente jouabilité, une histoire et des environnements hors de l’ordinaire, une expérience complètement flyée. Bien entendu, le jeu est plus facile que les opus précédents, mais selon moi, ce n’est pas une mauvaise chose, puisque pour une fois, je n’ai pas été frustrée de jouer ; j’ai pu profiter du jeu. Si vous voulez un bon challenge, montez la difficulté où essayez-vous avec les 3 modes surréels offerts par la suite (ex : vous mourrez en One-Hit Kill mais pas les ennemis).

Je recommande chaudement de vous procurer DMC Devil May Cry (vous pourriez le louer mais je vous le dit, ça vaut un achat). Ninja Theory a réussi, malgré tout, leur pari et nous a donné un reboot digne de la série mais qui reste rafraichissant et bien important, divertissant à souhait !

  • Bande sonore superbe (trash métal yeah!)
  • Level-design flyé et diversifié
  • Le jeu récompense notre maîtrise des combos

  • histoire prévisible
  • impossible de “locker” notre attention sur un seul ennemi à la fois

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Écrit par :

@halokitty008
22 January, 2013

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