Heavy Rain

Heavy Rain est un thriller noir qui raconte l’histoire d’Ethan Mars, un père de famille qui, quelques années après la mort de l’un de ses fils, se retrouve confronté au kidnapping de son plus jeune fils, Shaun, par un mystérieux tueur en série nommé “Origami Killer”. Celui-ci l’entraînera à traverser des épreuves horribles et saugrenues dans l’espoir de sauver son fils d’une mort certaine. Nous incarnons tour à tour, un des 4 personnages du jeu, tous ayant une histoire entrelacée l’une aux autres.

Je peux vous dire sans contredit, que la plus grande force du jeu est probablement son histoire dramatique. Il existe plusieurs issues différentes à chaque chapitre. Pour ce faire, le récit prend des branches différentes selon chaque décision prises et ne vous fait recommencer une séquence en aucun cas.

Les séquences du jeu sont séparées en chapitre (un seul personnage par chapitre). On contrôle les personnages de façon librement, à la troisième personne. Les seuls moments où le jeu nous «retire» le contrôle de la scène sont ceux où il est impossible pour nous de faire avancer l’action autrement. Il est à noter, par contre, que dans ces moments, le système embarque les séquences QTE traditionnelles, et non plus un hybride comme dans les sections d’exploration, en nous offrant des actions rapides et ponctuelles à effectuer, ce qui ne diminue pas le niveau de stress pour autant !

Ce qui est aussi important à mentionner avec les contrôles c’est qu’ils sont toujours en relation avec l’événement qu’ils tentent de reproduire. Si l’on active le bras de vitesse d’une voiture, le mouvement demandé répliquera symboliquement le mouvement effectué dans la réalité. Certaines actions vont même aller jusqu’au contrôle de la pression effectuée sur le bouton. De plus, il n’y a pas un code de couleur qui nous permettrait de reconnaître rapidement le bouton requis; seulement des formes et/ou un mouvement sont visibles. Pour ce qui a trait plus précisément au mouvement, une petite touche stylistique fut ajoutée aux icônes: pour nous indiquer que l’on doit frénétiquement presser le bouton, l’icône va apparaître «pressée à répétition». Si le jeu nous demande plutôt le contraire, garder enfoncé un bouton sans relâche jusqu’à son «sweet-spot», l’icône le communique efficacement à l’aide d’un remplissage graduel de l’opacité de l’icône elle-même. Une autre excellente façon de conserver le style artistique des icônes mimiques à l’écran: celles-ci apparaissent en fonction de l’orientation de notre personnage. S’il se retrouve la tête à l’envers, l’icône que l’on doit presser se retrouve aussi à l’envers;  si l’on doit actionner l’accélérateur et le plan de vue sur la pédale est partiellement obstrué, l’icône le sera aussi.

Autres les icônes d’actions, il y a des icônes qui apparaissent au-dessus de la tête de notre personnage. Chaque décisions (ou idées), qui mijotent dans la tête du personnage sont aussi sélectionnables.  Comparativement à d’autres jeux qui nous permettent plusieurs issues de dialogues et où l’on voit les phrases complètes à l’écran (par exemple: Mass Effect), Heavy Rain utilise plutôt un système de mots clés pour afficher l’ensemble des choix. Ceux-ci reflètent une idée ou une direction de dialogue à l’aide d’un seul mot. Cela peut sembler abstrait par moments mais les mots utilisés sont extrêmement significatifs au message. On peut même affirmer que tout est dans la sensation du mot, son «feeling».

D’un premier coup d’œil, il est facile de remarquer que les graphiques du jeu poussent à fond l’engin graphique de la Ps3. Les expressions faciales des personnages ont tous été générées par l’engin, à l’aide du mo-cap d’acteurs. Le jeu est extrêmement joli et constant dans son interface. Cela peut sembler malaisant, au début, mais l’interface est complètement dénué (aucune barre de vie, de temps, etc.). On a l’impression d’interagir avec un film, malgré le contrôle offert par le jeu.

Il est difficile d’évaluer le replay value de Heavy Rain; une fois le jeu conclu, vous connaissez déjà le twist dans l’histoire. Certaines personnes passeront à autre chose, mais d’autres, comme moi, voudront expérimenter les différentes issues et les conclusions autres que le jeu vous offre. Il existe 7 fins possibles, tenant compte des décisions/actions entreprises durant votre partie. Chose cocasse à noter : les trophées restent cachés jusqu’à ce que vous les débloquiez, gardant ainsi le secret jusqu’au bout. Selon moi, le jeu reste un achat évident puisque c’est une expérience hors-du-commun. Ce n’est peut-être pas accessible à tous les joueurs mais si vous étiez fan d’Indigo Prophecy, vous allez probablement adorer; il y a plusieurs moments qui m’ont fait grincer des dents et suer du front à grosses gouttes. Acceptez vos décisions jusqu’au bout, c’est le seul conseil que l’on peut vous offrir.

  • expressions faciales magnifiques
  • histoire extrêment intriguante
  • l’histoire et les événements se déroulent selon nos décisions et nos actions

  • gameplay très propre à lui
  • début un peu long et risque de laisser une mauvaise idée de l’entièreté du jeu

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Écrit par :

@halokitty008
08 September, 2012

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