Octodad: Dadliest Catch

Ce n’est déjà pas facile d’être un père de famille. Imaginez si vous étiez une pieuvre en veston-cravate qui essaie de passer pour un humain ordinaire ? Octodad c’est exactement ça. C’est drôle, c’est difficile, ce n’est pas long.

On ne connait rien d’Octodad lui-même : comment s’appelle-t-il, comment est-il venu à s’habiller en veston-cravate et comment sa femme ne remarque-t-elle pas qu’il est un céphalopode ? Ok, la dernière question, on ne tient pas tant que ça à savoir. L’important de l’histoire est expliqué dans l’introduction (avec sa petite toune “catchy” en promo). C’est impossible ne tirer des parallèles d’avec les films et jeux des années 80 : histoire sans-dessus-dessous, hilarante mais illogique auquel on embarque aussitôt. Personne ne découvre le subterfuge mais les développeurs aiment laisser le suspend et joue beaucoup avec l’idée que le contexte de Octodad c’est n’importe quoi. Un peu de “silly walk” à la Monty Python, Weekend chez Bernie. Mais au fond, on s’en fou, on embarque. Les dialogues où Octodad “bleurbbbblaargh” en guise de réponse me font craquer à tout coup (la description audio-visuelle en est pour beaucoup).

Les premières tâches qui vous sont confiées commencent tout en douceur avec des simples exercices quotidiens comme se faire un café, donner du lait aux enfants ou ouvrir des portes. Faire l’épicerie n’a jamais été aussi hilarant ! Les choses se compliquent rapidement lorsque Octodad se fait truquer pour aller à l’aquarium et doit accompagner chaque membre de sa famille dans l’exposition, le tout sans se faire remarquer par les biologistes (qui savent reconnaître un poisson lorsqu’ils en voient un, nous disent les affiches). D’ailleurs, malgré toute la prémisse d’une pieuvre qui doit agir en humain, les tableaux les plus longs et élaborés viennent de l’aquarium. Le plaisir d’accomplir des tâches insignifiantes mais bien plus difficile dans la peau d’Octodad est malheureusement trop vite remplacé par une mécanique où l’on doit être furtif et éviter de se faire prendre. La mission où l’on doit infiltrer un bateau est juste franchement frustrante plus que plaisante. Dommage que l’on n’aille pas mis plus de missions comme celles du début.

Il faut s’entendre que l’attrait principal, le pourquoi on décide d’acheter le jeu c’est pour voir une pieuvre se démener comme un forcené, piler sur des pelures de bananes et planter en pleine face. Rien d’intellectuel comme humour. La dernière chose que j’ai envie de faire c’est d’imiter Sam Fisher.

Sur PC, c’est possible de jouer avec le clavier ou avec une manette. Pour avoir essayé les deux, je vous suggère fortement de vous brancher une manette. Les contrôles ne sont pas évidents alors si c’est possible pour vous de vous éviter un syndrome du tunnel carpien allez-y ! Deux boutons séparés contrôlent ses deux jambes et un autre contrôle son bras droit. C’est la combinaison de tout ça en même temps qui va vous permettre d’avancer et d’effectuer des tâches au combien simple normalement, et qui va vous faire rire sans bon sens.

La signature visuelle du jeu est tout à fait charmante. C’est rempli de couleurs et les personnages sont sympathiques. Malgré le peu de temps passé en leur compagnie, on s’attache rapidement et triste lorsqu’ils sont séparés. Ça prend pas une super-grosse machine pour rouler le jeu ni beaucoup d’espace mais il est à noter qu’un des tableaux est demandant sur le processeur (beaucoup de particules et de modèles à calculer); ça m’a fait réaliser que je devais enfin remplacer des pièces. Même en descendant les paramètres graphiques, ça voulait rien s’avoir. Donc, avant de l’acheter, vérifiez-donc vos composantes vidéo pour le fun.

Le jeu vous durera 2 à 3 heures seulement, ce qui est cher de l’heure. Il y a beaucoup de trophées à attraper dont la plupart ne sont pas super évidents à accomplir. En plus de ça, 3 cravates sont cachées un peu partout dans chaque tableau du jeu. Les trouver c’est une chose, les atteindre, parfois, c’est tout un défi. C’est un bon incitatif à y retourner.

Trop facile comme jeu ? Donc le mode co-op à 4 est pour vous. Chacun s’occupe soit d’un bras ou d’une jambe, et vous devez vous coordonner en gang pour accomplir les mêmes défis que si vous jouiez seul.

Octodad: Dadliest Catch est une excellente adaptation du mod original sorti en 2000. Les contrôles sont faciles à comprendre mais non simple à maîtriser. J’ai éclaté de rire à maintes reprises (oui j’aime ça les gens qui se cassent la gueule) et garder le sourire tout au long de mon aventure. Malheureusement, l’hilarité est de trop courte durée.

  • un fun pur et simple, avec une bonne touche de Schadenfreude. Rire de quelqu’un qui plante, ça n’a pas de prix
  • contrôles faciles à comprendre mais pas facile à coordonner selon la situation
  • des secrets en masse à trouver

 

  • un peu cher pour la durée
  • les mécaniques du jeu ne se prêtent pas bien aux stealth (surtout vers la fin)

 


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Écrit par :

@halokitty008
03 March, 2014

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