Splinter Cell: Blacklist

Sam Fisher n’est plus le même homme. Après avoir été témoin d’une attaque sur une base militaire à Guam, celui-ci se retrouve à nouveau le seul espoir de sauver les États-Unis, et peut-être la planète entière. Mais cette fois-ci, il n’est plus le loup solitaire. Il devra composer avec une équipe au tempérament explosif qui suit toutes ses directives, avant que le compte à rebours tombe à zéro.

L’histoire de Blacklist tourne autour d’un groupe terroriste nommé les Engineers (les Ingénieurs) qui menacent d’attaquer des principes américains (consommation, liberté, énergie, sang et poussière) à 5 jours d’intervalles. Leur seule demande : que les États-Unis retirent leurs troupes militaires des 151 pays dans lesquelles elles se trouvent, sans quoi, le groupe passe à l’action. C’est à Sam Fisher et son équipe du 4th Echelon nouvellement formée d’empêcher le tout coûte que coûte. Vous retrouvez Anna Grimsdòttir, votre opérateur d’antan, Charlie Cole, un wiz de la technologie et Isaac Briggs, qui vient tout juste de transférer de la CIA. On se retrouve placé dans un « setting » bien connu des Tom Clancy, où thriller politique se mélange à de l’action explosive. Par contre, cette fois-ci, Sam n’est plus seul et on sent que le jeu est moins tourné vers lui, moins personnel, mais plus axé sur l’équipe.

D’ailleurs, le changement dans l’acteur qui l’incarne se fait sentir un peu dans ce point-là. Michael Ironside a laissé sa place à Eric Johnson, qui fait un excellent travail soit dit en passant, mais reste moins « imposant » et amer.

Contrairement à l’orientation beaucoup plus action des deux jeux précédents, Blacklist vous offre la possibilité de jouer de 3 manières différentes : Ghost (silencieuse et non létale), Panther (mortelle mais silencieuse) et Assault (forte et fatale). Le jeu récompense et vous encourage à adopter un style tout au long de la mission. Plus vous optez pour un, mieux la récompense monétaire sera à la toute fin. L’argent récoltée vous servira à acheter du nouvel équipement qui vous permettra d’être moins facilement détecté, de porter plus de gadgets sur vous, lunettes avec un sonar, etc. Il n’y a pas de mauvais point à accumuler de l’argent parce vous allez voir que changer de bottes, ça peut faire toute la différence.

Des bonis sont aussi attribués pour compléter des objectifs complémentaires. Il y a des laptops qui ont besoin d’être hackés pour obtenir de l’information, des « dead-drops » cachés dans des endroits bizarres et aussi des « High-Value Targets » (HVT ou des Cibles de Hautes Valeurs pour les intimes) qu’il faut capturer et non tuer.

Votre temps sera séparé entre le terrain et le Paladin One. Ce dernier est le centre des opérations de 4th Echelon. C’est dans ce dernier que vous pourrez personnaliser votre équipement, choisir vos missions, visionner les intel recueillis. Contribuer à la modernisation de ce dernier va vous récompenser en vous donnant accès à des armes du marché noir, recharger votre armure plus rapidement, un radar dans votre mini map, etc. Il est aussi possible de se préparer des kits d’équipement (armes et armures) pour votre campagne solo, co-op et votre personnage en multijoueurs. Sam peut aussi téléphoner à sa fille entre chaque mission. Ces moments rajoutent une humanité particulière au personnage mais aussi une distinction entre Sam Fisher le père et Sam Fisher l’espion. On en apprend, du même coup, un peu plus sur l’histoire en général, sur l’état de panique des habitants.

Il y a eu un soin particulier, on dirait, pour l’environnement général, le feeling du jeu. Ils ont emprunté des techniques cinématographiques pour accentuer le drame et la gravité de la situation (des tourbillons en zoom-out, des close-ups faciaux, etc). Les niveaux sont divers et vastes; ils laissent place à beaucoup d’exploration. C’est bien intéressant puisque les ennemis n’ont pas toujours la même trajectoire; il faut donc trouver toute sorte de chemin de ruse et bien observer pour réussir une infiltration silencieuse (mon approche préconisée). D’ailleurs, les objectifs de la mission sont affichés sur les murs du niveau lorsque vous arrivez tout près. On a déjà vu cela dans d’autres jeux, comme DMC, mais ça reste que ça évite d’avoir trop d’éléments dans le HUB (et ça donne aussi une impression d’être dans la tête de Sam).

Par contre, j’ai trouvé que les textures et animations faciales des personnages laissaient à désirer. C’était très « robotisé » et lorsque les personnages s’engueulent ou sont inquiets, leur visage ne laisse présager que peu. On aurait aussi l’impression qu’ils ont tous le front graisseux compte tenu du reflet démentiel de la texture de peau. Ça n’obstrue en rien la jouabilité mais on a déjà vu beaucoup mieux de la part d’Ubisoft. C’est plutôt décevant disons-le; on dirait un retour en arrière de 4-5 ans…mais bon.

Comme mentionné plus haut, le Paladin One est comme votre nouvelle maison. Il est tellement le centre de tout que c’est seulement à partir de cet endroit que vous allez pouvoir accéder au mode Co-op et au mode en-ligne. Certains vous diront, pourquoi pas, ce n’est qu’un endroit différent au lieu d’un menu classique. Au contraire, je trouve que c’est plutôt une mauvaise idée pour une raison bien personnelle en fait : en jouant au mode solo, j’ai arrêté à un checkpoint d’une mission. En voulant faire une partie rapide en ligne, j’ai loadé ma partie et le jeu m’a demandé si je voulais continuer où j’étais rendu. Si je disais non (pour me rendre sur le Paladin One), je perdais tout ce qui a été accompli dans la mission que j’ai sauvegardé ! Compte tenu de la longueur des missions (en moyenne 55-60 minutes chacunes), ça m’a semblé assez décourageant de sacrifier mon progrès pour une partie rapide sur l’heure du lunch. C’est la même chose pour les missions en co-op. Si vous voulez faire une mission à deux avec un ami, il vous faudra déjà être sur l’avion ou sinon, votre visite devra vous regarder terminer votre mission avant de se joindre au jeu. Quand on est au courant de ce petit désagrément, on peut mieux prévoir mais je trouve qu’il aurait dû y avoir un menu où l’on peut sélectionner le mode en ligne, surtout compte tenu qu’il n’est aucunement lié au mode solo.

En parlant du mode versus en ligne, c’est le retour tant attendu du mode Mercs vs Spies, où deux équipes s’affrontent (les espions contre les mercenaires). Les espions doivent hacker des terminaux dans 3 zones et les mercenaires doivent les empêcher. La twist dans tout ça, c’est que les espions doivent utiliser leur connaissance de la map, sans gadget sophistiqué, et les mercenaires jouent à la vue en première personne, avec une lampe de poche. Quand vous commencez à hacker un terminal, une alerte est sonnée. Les espions devront alors se cacher dans la zone et attendre que le temps requis soit complété. Les mercenaires, eux, devront trouver le moyen de les anéantir. C’est un mode enivrant où ce n’est pas si simple de scorer des points. De plus, après une ronde, les rôles sont inversés. On découvre une toute nouvelle façon de jouer. Se promener avec une lampe de poche dans l’espoir de déloger un espion caché sur une alcôve, c’est quelque chose qui garde bien attentif. Être un espion et piler sur une mine bien positionnée, c’est frustrant en maudit par contre. Mais ça fait partie du jeu ! De plus, des défis journaliers gardent le goût d’y retourner pour gagner des bonus en argent.

Le paquet a été mis sur ce nouveau titre de la série. C’est un retour aux sources « stealth » du temps de Pandora Tomorrow et Chaos Theory, mais avec le choix de jouer à sa manière. Faut être patient pour bien faire les missions, mais ça vaut le coup de s’appliquer. Une bonne location de fin de semaine :)

  • 3 styles de jeu encouragent de refaire les missions différemment
  • Mode Mercs vs Spies !
  • Histoire remplie d’action

 

  • Aucunement pratique de devoir passer par le mode solo pour jouer en ligne
  • Graphiques semblent dépassés (on a déjà vu mieux du même développeur)

 


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Écrit par :

@halokitty008
28 August, 2013

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