Transistor

Supergiant Games  a encore réussi à sortir un petit bijou de jeu. Action-RPG qui mélange un univers cyberpunk, de la musique jazz et un esthétisme visuel hors de ce monde, Transistor est un excellent achat, sans équivoque.

Dès le début, un mystère s’impose : Qui est cet homme que l’on semble avoir poignardé ? Que s’est-il passé pour que Red, notre jolie héroïne, perde sa voix ? Qui est le Camerata et pourquoi sont-ils responsables du chaos qui s’est installé dans Cloudbank ? L’histoire est dévoilée peu à peu à vous, à travers le dialogue singulier et aussi dans l’environnement. Les stations OVC, disposées à plusieurs endroits dans la ville, exposent sous forme de bulletin de nouvelles les toutes dernières manchettes. Il n’y a jamais surexposition des événements; tout est dévoilé au même rythme que nos personnages les découvrent.

Red, qui est une grande dame de la chanson, est motivé à retrouver les personnes responsables pour le vol de sa voix et aussi pour le déclin de la cité. Une sorte de “revenge-story” comme on les connait si bien dans le monde du film.

Tout comme Bastion avant lui, l’esthétisme visuel semble tout droit avoir été dessiné à la main mais là où le premier était très fantastique, Transistor tire plutôt toute son influence des grands titres de la science-fiction, et plus particulièment, de Blade Runner. La bande-sonore est profondément adaptée à l’univers, mélangeant jazz et musique électro. D’ailleurs, les développeurs ont mis gratuitement cette dernière sur youtube, pour les intéressés. La musique étant au cœur même du design avec ses grandes salles de concerts et son héroïne au talent volé, n’hésitez pas à jouer le volume à fond la caisse ou avec de bons écouteurs. Red fredonne même quelques notes lorsqu’on prend le temps de s’arrêter ne serait-ce qu’un bref instant.

C’est difficile de bien définir le jeu comme étant action et/ou jeu de rôle puisque les combats ne reflètent pas une recette classique quelconque. On amasse des habilités (ou fonctions JavaScript) sur des personnes décédées qui semblent les représenter ou un symbole de leur vie, absorbées par l’entremise de notre épée (ou clé?) nommée Transistor. Ces pouvoirs sont combinables entre-eux et offrent quelque chose de différent selon la combinaison choisie. Il y a quand même un maximum possible d’actions à équiper selon votre jauge de MEM disponible. Le jeu vous encourage à expérimenter; en aucun cas ce dernier vous offrira des tutoriels. Vous trouverez par vous même comment vous souhaitez procéder. Le jeu ne vous prend pas pour un con.

On rencontre horde après hordes de robots, nommés Procédés, qui évoluent de fonctionnalités à chaque nouvelle rencontre. Même les simples sentinelles qui ne font que nous attaquer au tout début finissent par nous pourchasser avec des lasers puissants en plusieurs branches et deviennent de vrais cauchemars ! Certains antennes-robots vont même devoir être détruites puisqu’elles protègent ses compatriotes, rendant la tâche plus difficile de les éliminer. Chaque combat semble être une danse où vous devez constamment être sur la pointe des pieds et chacune des rencontres vous force à adopter un rythme bien précis.

Les combats peuvent se dérouler en temps réel mais le moyen le plus stratégique et efficace est de passer par le Turn() : c’est une phase de planification courte de vos prochaines actions et déplacements, un peu comme XCOM. En respectant la limite d’actions à effectuer, vous pouvez vous déplacer dans le petit espace et vous battre contre les ennemis. On voit aussi dans l’interface l’effet que vos actions auront, permettant ainsi de préparer une stratégie efficace. Attaquer les sentinelles dans le dos augmente l’efficacité mais ce n’est pas la seule manière de faire du dommage. Mais n’oubliez pas que les ennemis ont aussi leurs attaques et leurs déplacements et ne s’arrêteront certainement pas pour vous laisser agir. Même que certains ennemis vont abruptement vous empêcher d’utiliser efficacement le Turn() ou même compromettre ce que vous voyez durant.

Après chaque combat, Red reçoit des points d’expérience qui vous permettent de choisir de nouvelles habilités ou même d’augmenter votre limite de MEM disponible. À chaque “mort”, une de vos habilités devient inutilisable jusqu’au 2e point d’accès suivant et c’est impossible d’en assigner ailleurs qu’en étant à ces points. En plein combat, si vous perdez toutes vos habilités, c’est terminé. Vous devrez recommencer à partir du dernier point d’accès (qui sert aussi de point de sauvegarde) en conservant vos Limiters actifs ou non.

Les Limiters incarnent un rôle de défi supplémentaire; vous pouvez activer des effets supplémentaires sous formes d’ennemis qui apparaissent en plus grande quantité ou avoir moins de MEM au totale disponible (entre autres) mais en contrepartie, vous avez un pourcentage en boni en terme de points d’expériences. C’est un risque qui vaut la peine.

Transistor se termine assez rapidement mais j’ai adoré mon expérience durant les 6 heures qui m’ont été nécessaires à la complétion du jeu. Une des beautés du jeu est dans sa simplicité et complexité. Le mode de combat est simple en soi mais peut devenir un peu plus complexifié selon vos stratégies, et aussi bien entendu, dans les ennemis rencontrés. On peut accomplir de bien bonne chose en portant attention.

Il existe un monde où vous pouvez accéder à de courts tests aux objectifs bien précis, qui n’interfèrent en rien à l’histoire et peuvent être complétés à votre guise. Et c’est aussi possible de rejouer le jeu une deuxième fois en mode New Game +.

J’avoue avoir longuement hésité avant de prendre la décision d’y jouer mais je ne regrette en rien mon choix. J’aurais dû m’y lancer plus tôt. Transistor nous entraîne rapidement dans son mystère et nous enveloppe d’un monde futuriste que l’on ne veut plus quitter de son plein gré.


  • Monde captivant et visuel à couper le souffle
  • Cadence de jeu qui ne laisse aucun moment pour s’ennuyer
  • Musique qui enchante dès les premiers instants
  • Expérimentation dans les combats permet de trouver son aise

 

  • On rencontre trop souvent les mêmes ennemis

 


 

 

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Écrit par :

@halokitty008
30 July, 2014

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