L’histoire de GTA – page 3

Le rêve américain

San Andreas a marqué la fin de la génération Ps2/Xbox. Pour la nouvelle génération, il fallait quelque chose de nouveau, quelque chose qui marque. Lors de la conférence de Microsoft au E3 2006, Peter Moore a laissé savoir à la planète entière, en remontant sa manche pour montrer à tous son « tattoo » d’un logo, qu’un nouveau Grand Theft Auto s’approchait et qu’en plus, il serait multiplateforme dès la première journée. La cerise sur le sundae pour Microsoft fut l’annonce qu’ils avaient signé un contrat d’exclusivité pour les chapitres supplémentaires DLC par la suite.

GTA IV n’a rien perdu de son mordant satirique. Par contre, cette fois-ci, tout était plus subtil, mieux intégré à l’univers. Le jeu était aussi le premier à bien intégrer sa narrative et les missions;  tout était connecté dorénavant. C’était aussi le premier à montrer un monde plus sombre, plus violent, malgré que le thème parle du rêve américain. On suit les traces de Niko Bellic, fraîchement débarqué de l’ancien continent, qui rejoint son cousin Roman pour laisser son passé douloureux derrière lui et recommencer à neuf. Malheureusement, la réalité revient le hanter et Niko s’aperçoit que son cousin n’est pas blanc comme neige et traîne un conflit avec la mafia locale, en plus de devoir faire face à ce qu’il croyait avoir laissé derrière lui en Serbie.

Rockstar Games mis spécialement sur pied un nouvel engin graphique nommé Rockstar Advanced Game Engine, ou RAGE pour les intimes (à ne pas confondre avec le jeu de id Software). Terminé l’emphase sur l’achat de propriétés (ce qui n’aurait évidemment pas été convenable avec le thème), mais plusieurs petits avancements ont complètement changé la relation que nous avions avec le jeu. Voler une voiture impliquait maintenant de devoir briser la fenêtre et désactiver l’alarme, alertant plus facilement les autorités, la police avait un degré différent de réponse selon votre niveau de “wanted”, la caméra se contrôlait beaucoup mieux lorsque nous conduisions, etc. Se retrouvant dans un monde moderne impliquait aussi des outils modernes dont les téléphones cellulaire, l’internet, du hacking. On pouvait aussi (au pire des moments plus souvent qu’autrement) sortir avec notre cousin pour aller jouer au bowling, aller dans les clubs de danseuses, etc.

Le gameplay a été retravaillé : la fonction de se barricader a été mise de l’avant (une première pour la série), ainsi que des exécutions cinématiques. Les barres de vie et d’armure ont été replacées autour de la mini-map, allégeant ainsi l’interface. L’histoire nous offrait des choix moreaux à quelques occasions, déterminant ainsi quelle conclusion vous alliez rencontrer à la toute fin du jeu. Le jeu a vendu 3.6 millions de copies en 24 heures (le 29 avril 2008) et 6 millions durant la première semaine. À la fin de 2012, le nombre de copies vendues se situait à un peu plus de 25 millions de copies.

 

Une entente de 50 millions

L’entente entre Rockstar Games et Microsoft impliquait que la X360 allait avoir les épisodes supplémentaires sur Xbox Live. The Lost and The Damned sorti en février 2009, et restera exclusif pour un peu plus d’un an. C’était une expansion à GTA IV qui ajoutant une toute autre histoire, cette fois-ci on rôdait dans le milieu des motards de Liberty City. On incarnait Johnny Klebitz, un personnage que nous rencontrions dans les débuts de GTA IV et pour laquelle gang nous effectuions quelques « jobs ». Jamais bien loin de la controverse, The Lost and The Damned est le premier jeu de la série à offrir de la nudité masculine au grand complet. Par la suite, on nous a offert The Ballad of Gay Tony avec Luis Lopez, assistant d’un propriétaire de clubs gay de la ville. Ce dernier épisode mis une emphase particulière sur les véhicules aériens ; trois types d’hélicoptères s’offraient à nous et c’était aussi le retour des challenges en parachute.

Puisque beaucoup de joueurs avaient probablement déjà échangés leur copie de GTA IV (nécessaire pour jouer aux épisodes sur Xbox Live), Rockstar décida de sortir les deux épisodes sur le même disque et de le rendre disponible aux propriétaires de Playstation 3, en janvier 2010. 10 mois plus tard, on retrouvait sur les tablettes Grand Theft Auto IV : The Complete Edition qui regroupait GTA IV et ses deux épisodes.

 

Seconde tentative sur un produit Nintendo

Durant l’été 2009, les propriétaires de Nintendo DS ont reçus la surprise lorsqu’ils ont appris qu’ils seraient les seuls chanceux à jouer à GTA : Chinatown Wars. Compte tenu des limites de la console, Rockstar Leeds (qui se sont occupés des jeux sur la PSP) a innové en changeant la perspective complète, rappelant un peu les débuts de la série (en vue d’oiseau) mais cette fois-ci, nous suivions notre personnage de derrière. La caméra pouvait s’articuler de tous les sens et les graphiques étaient de style très bande dessinée, avec du cel-shading. Le deuxième écran du DS servait de GPS, de radio et de PDA.

Malgré les excellentes critiques, peu de gens se sont procuré l’exclusivité sur Nintendo et Rockstar décida donc de porter le jeu sur PSP, à la fin de 2009. Cette dernière comportait toutes les mêmes fonctionnalités de sa comparse, mais avec des graphiques plus près des jeux de sa génération et les fonctionnalités de l’écran tactile ont été reconfigurés pour les contrôles de la PSP.

En septembre 2010, on porta le jeu sur iOS et iPad, avec des graphiques hautes résolutions et des contrôles adaptés à l’écran seulement tactiles. Par contre, cette dernière ne comporte aucun multijoueur. Avec ce succès, on entreprit l’aventure de porter Grand Theft Auto III et Vice City sur la plateforme d’Apple, pour célébrer son 10e anniversaire, en 2011.

 

Une série bien loin de s’essoufler

Octobre 2011, le site de Rockstar changea complètement et ne fit apparaître qu’une seule image : le logo de Grand Theft Auto V. Les fans n’ont eu qu’une bande annonce officielle à se mettre sous la dent. Il fallu attendre l’édition de décembre 2012 du magazine Game Informer pour en apprendre un peu plus sur l’histoire et sur le nouveau héro du jeu. Quelle chance la dessus, puisque Rockstar ne nous n’offre pas un mais bien trois personnages, les plus colorés les uns des autres.

 

Grand Theft Auto,  Rockstar Games et les frères Houser ont démontré au monde entier que les jeux vidéo n’étaient pas nécessairement un jouet pour enfants et que bien des limites pouvaient être repoussées. Quel impact aura ce 15e titre d’une des séries les plus populaires de tous les temps ? On verra bien lorsque nous pourrons mettre la main dessus, le mardi 17 septembre 2013.

 

NDLR : les images utilisées pour la couverture du dossier, ainsi que l’image en accueil proviennent de l’artiste Patrick Brown (http://patrickbrownart.com/portfolio/). Tous droits réservés à l’artiste.

 

Partagez l'article avec vos amis !
facebooktwittergoogle_plusreddittumblrfacebooktwittergoogle_plusreddittumblr
//

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

Écrit par :

@halokitty008
16 September, 2013

ETG sur les Réseaux