Pas toujours un flop les adaptations au cinéma…

Lorsque l’on parle d’adaptations au cinéma de nos séries de jeux préférées,  il est normal d’avoir le cauchemardesque  Super Mario Bros (1993) qui nous vient automatiquement à l’esprit. Quelle enfance n’a pas été détruite au moment de voir Bob Hoskins incarner à reculons notre héros de jeunesse ? Pour sa défense, le film a grandement souffert lors de sa production d’égos surgonflés par une réalisation déficiente (http://www.wired.com/gamelife/2012/04/generation-xbox-super-mario-movie/). Malgré la réception assez froide au box-office, cela n’a pas empêché Hollywood de nous pondre des adaptations après adaptation plutôt moches (voir même arkkk). Pourquoi vous dites ? Raison assez simple : il y avait du cash à faire avec notre génération attirés vers un divertissement adolescent.

Je tiens à mentionner qu’il y a quand même eu des adaptations réussies au cinéma. Silent Hill (2006) de Christophe Gans est plutôt bien réussi (en fait, je crois même que c’est la meilleure à ce jour). Le film prend tout ce que la franchise offre et adapte son contenu pour un nouveau médium, sans couper quoi que ce soit qui fait de Silent Hill une icône des jeux d’horreur.

Si on oublie l’infâme Uwe Boll (partez-moi pas sur son cas à lui !), beaucoup d’adaptations ratées ont fait leur apparition sur nos écrans, sans pour autant ruiner la franchise elle-même. Je m’explique : avec tout le recul que l’on prend en parlant de certains flops, ces adaptations réussissent quand même quelque chose de bien (gardez vos laitues dans vos poches et laissez-moi m’expliquer).

Je veux parler de Street Fighter (1994), Mortal Kombat (1995) et de Doom (2005).

Oui, j’en conviens, ce sont des films de séries-B, qui ne font pas honneur à toute la gloire de leur homologue vidéoludique. Cela dit, ce sont quand même des films qui réussissent quelque chose : ce sont 3 films qui misent sur le spectacle. Dehors les histoires profondes et le développement de personnages, ce sont des petits plaisirs coupables que l’on regarde parce qu’ils nous permettent de mettre notre cerveau à off, de se bourrer de popcorn et de rire d’un brin de cheesiness. Street Fighter et Mortal Kombat sont des jeux de combat ; oui chacun des personnages a un backstory mais soyons franc, on n’y joue pas pour suivre l’histoire, on joue parce qu’on se trouve badass. Il est donc normal, pour moi, de trouver que sur cet aspect précis-là, les films font exactement ce que leur équivalent font de bien. Du bon vieux tappage sur la gueule, agrémenté de one-liners dans un mauvais accent (je te pointe Jean-Claude Van Damme).

Doom est, pour sa part, un cas limite. On prend une franchise réputée pour son action et horreur en première personne, et on transpose le tout avec The Rock à l’écran (bon en 2005, il n’était pas aussi big que maintenant, physiquement et monétairement). Les gens manifestaient dans les rues (j’exagère à peine). Faudrait avoir la tête dans le sable pour imaginer que le film aurait dû être tourné en 1st-person. On a quand même droit au clin d’œil avec la scène vers la fin du film, qui dure environ 5 minutes et qui est très bien réalisé selon moi. Après plusieurs écoutes, on se rend compte que le film ne se prend pas au sérieux, ne prévoit pas gagner d’Oscar ou autres récompenses du genre, ni même tenter de révolutionner le film d’horreur. On a gardé l’idée générale (des Marines sur une station-laboratoire avec des scientifiques louches), sur Mars, des gros guns, des mutants dont on ne sait pas la provenance, des « dudes » qui font des grimaces et qui s’écœurent entre-eux (pas toujours sympathiques mais bon, on ne choisit pas tous ses coéquipiers). La grosse différence est que le jeu qui a servi de référence est Doom 3, considéré comme le plus épeurant, fait beaucoup plus peur et sursauter que le film. On n’incarne plus le personnage principal, on ne le contrôle plus alors les « cues » d’épouvantes ne sont plus les mêmes. Ce ne sont pas tout à fait les mêmes choses qui font peur lorsqu’on joue à un jeu ou lorsque l’on écoute un film.

Bref, on écoute surtout ces films-là pour le plaisir du spectacle, pour la nostalgie. Cela ne fait pas pour autant de ces films de bons films mais, ces trois-là réussissent quand même quelque chose qui est très peu analysé lors de critiques cinématographiques…

Un bon plaisir coupable à garder pour soi, quoi !

Semper fi, motherfu*** !

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Écrit par :

@halokitty008
20 December, 2012

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